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Infrastructures : 32,9 milliards du Japon pour la construction d’une route entre le Cameroun et le Congo

APA-Yaoundé (Cameroun)

L’État camerounais et l’Agence japonaise de coopération (JICA) ont procédé à la signature d’une convention de prêt d’environ 32,9 milliards FCFA relative au financement complémentaire du projet de développement du corridor international Yaoundé-Brazzaville, a appris APA mercredi auprès des services compétents du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT).

Ladite convention, qui concerne la section Mintom-Lélévient en complément des financements conjoints de la Banque africaine de développement (BAD) et de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), contributeurs pour un montant total de 60,7 milliards FCFA.

La JICA, selon le plan de financement initial, devrait apporter une quote-part de 58,423 milliards FCFA au projet sous la forme de prêts-projet, auxquels il faudra ajouter 10,169 et 39,424 milliards FCFA respectivement des gouvernements camerounais et congolais, dans le cadre de la contrepartie nationale.

L’axe global Ketta-Djoum Mintom, d’un linéaire total d’environ 503 kilomètres pour un financement final estimé à 248,201 milliards FCFA, est appelée à constituer, à sa mise en service, l’un des principaux maillons du corridor alternatif à l’axe Windhoek-Tripoli, pour relier la République centrafricaine au Cameroun et au sud du Gabon, de manière à assurer l’interconnexion avec la route Brazzaville-Pointe-Noire, au Congo.

Ce projet intégrateur, selon le MINEPAT, aura un réel impact socio-économique et sécuritaire d’autant plus qu’il est amené à être prolongé à brève échéance à travers la construction d’un pont sur lefleuve Congo devant relier les capitales des deux Congo, Brazzaville et Kinshasa.

Il devrait également améliorer la chaîne logistique de transport sur l’axe Brazzaville-Yaoundé, l’accroissement des échanges commerciaux, ainsi que l’amélioration des conditions de vie des populations de la zone d’influence

Participant à la mise en œuvre du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale (PDCT-AC), cet axe est appelé à contribuer à l’efficacité du sous-secteur des transports routiers afin de soutenir le développement économique et social, ainsi que l’intégration au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

FCEB/od/APA

Source : APA News